quartier en rénovation urbaine "Malpassé"

Convention PRU malpassé

Télécharger la délibération du Conseil d'Arrondissements du 3 février 2010 relative au projet A.N.R.U. du Vallon de Malpassé

intervention de Garo Hovsepian du 6 novembre 2009 convention ANRU vallon de Malpassé

 information sur le chantier malpassé 


 

Le Vallon de Malpassé, grand quartier d’habitat social, se situe dans le 13e arrondissement au sud d’un nœud important de communication (L2 Nord), d’un pôle d’excellence (faculté de St Jérôme) et au nord d’un centre-ancien, le noyau villageois de Malpassé, ce qui lui confère un enjeu de développement urbain et économique indéniable. Néanmoins son caractère géomorphologique très accidenté (vallon) et la présence de grands ensembles mal reliés constituent des contraintes à son urbanisation.


Au regard d’éléments de diagnostic socio-économiques et urbains préoccupants, le 28 juin 2010, l’ANRU, l’Etat, la ville de Marseille, la CUMPM, le CG, le CR, HMP, l’AFL, le GPV et la caisse des dépôts ont signé une convention pluri-annuelle afin de mettre en œuvre un projet global de renouvellement urbain sur ce secteur dont les objectifs principaux sont :


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  • Compléter l’urbanisation des terrains libres par l’introduction d’activités nouvelles

  • Recoudre ce territoire au tissu environnant

  • Diversifier l’habitat


Plus précisément, le programme prévoit :

  • l'introduction d'activités économiques éligibles au dispositif ZFU sur 20 000 m2 actuellement en friche (Projet Amétis : résidence étudiante, hôtel, commerces, bureaux, services publics, résidence séniors et maison médicale). Ce projet serait susceptible de créer environ 200 emplois

  • 469 démolitions aux Cèdres, Cyprès et Lauriers, 469 reconstructions de logements sociaux (201 sur site et 268 hors site), 686 réhabilitations notamment aux Lauriers et 96 constructions de logements en accession libre et 60 en locatif libre

  • la création de la voie U104 et de voies secondaires venant irriguer le Vallon, remailler le réseau viaire existant et permettant également l’intégration urbaine des infrastructures périphériques : « L2 Nord » et carrefour « Wresinsky »

  • la création d’une trame d’espaces publics (places des Cèdres Sud et des collèges dont les entrées seront modifiées, cheminements piétons/coulée douce)

  • la création et la valorisation des équipements et des lieux associatifs : le centre social livré en 2007, un équipement pour la petite enfance (maîtrise d’ouvrage ville de Marseille) et reconstitution des locaux associatifs (maîtrise d’ouvrage HMP) ;

  • l’évolution des domanialités, la résidentialisation et l’amélioration de la gestion urbaine de proximité.


Coût de l’opération : 160 Millions d’euros


En marge du plan de financement PRU:

Le Centre socio-cultuel «  la Massabielle » : Cet équipement social privé s’est installé au Nord-Est du vallon sur des terrains cédés par la Ville de Marseille par bail emphytéotique pour développer des activités socio-éducatives sur 5000 m2 et dans des bâtiments de 850 m2 pour un coût global d’environ 1.600.000€.



La mairie de secteur a toujours affirmé la nécessité d’agir pour ce quartier dégradé et se félicite de la décision de la ville de Marseille de conduire un projet de requalification urbaine et sociale à l’ANRU.


Depuis 2006, les élus d’arrondissements défendent fermement cette opération tout en attirant l’attention des décideurs sur ses faiblesses.


Le maire de secteur a fait part de ses préoccupations quant au projet tel qu’il est envisagé à maintes reprises auprès de la présidente du GPV, (Remarques largement partagées par l’ANRU lors de l’examen du projet en 2009).



Faiblesses du projet

Exigences de la mairie de secteur





Le Logement


Retard dans la reconstitution de l’offre de logements (absence de maîtrise des fonciers pressentis) => décalage qui nuira au plan de relogement et aux perspectives d’amélioration des parcours résidentiels des habitants (en + du déficit PLS)


Premiers relogements réalisés en dehors du cadre de l’ANRU (aux Cèdres)



Précisions sur la localisation et les délais de la reconstitution du parc social hors site






Transmission d’un bilan des relogements anticipés aux administrateurs du GPV




L’emploi


Évolutions du programme à vocation économique Amétis et modifications dans l’affectation des locaux


Insuffisance de garantie relative à l’embauche locale


Éclairages sur les programmes de commerces et de services



Mobilisation du dispositif ZFU et de la charte d’insertion ANRU en direction des emplois générés par le projet Amétis



La vie associative


Flous et approximations sur la reconstitution des locaux associatifs


Réalisation d’un diagnostic partagé et élaboration de propositions négociées avec les acteurs associatifs pour leur relocalisation







Les équipements publics



Suppression des 2/3 des équipements de proximité sans compensation (terrains de sport et aires de jeux)



Pas de prise en compte des grands équipements dégradés (écoles, collèges, stade, piscine, etc…)


Définition du programme de la crèche





Traitement des espaces publics imprécis



Visibilité de l’impact du projet sur les équipements de proximité et anticipation de la recomposition de l’offre sur le secteur élargi



Réhabilitation des équipements structurants du quartier



Détermination précise et concertée du programme d’accueil de la petite enfance répondant rigoureusement aux besoins des habitants


Élaboration d’un projet conforme aux pratiques des habitants






La concertation


En marge des initiatives d’information, peu de concertation avec les habitants et les acteurs locaux : la mairie de secteur est à l’origine de la concertation institutionnelle menée sur cette opération (CICA du 10/12/2008) au centre social Malpassé, occasion qui a permis aux habitants de poser leurs exigences, liées aux relogements (choix, loyers, modalités, etc…), aux équipements publics (rénovation, valorisation, etc…), au tissu associatif (relocalisation, soutien, fédération, etc…), à l’emploi (embauche locale), à la sécurité routière dans le quartier et à la démocratie participative (concertation, moyens, etc…)





Financement d’une MOUS pour assurer le lien entre habitants et projet urbain




Création d’un espace dédié unique (maison du projet) et mise en place d’un comité de suivi





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